Le maintien, voire le développement, des services de la nature aux sociétés humaines est au coeur de la durabilité des systèmes côtiers. Ces services dépendent de la capacité des sociétés du littoral et des différents usages à ajuster et coordonner leurs sollicitations en fonction du potentiel de renouvellement des ressources. Dans ce contexte l’un des aspects novateurs de l’Axe 3 tient à l’ambition de faire émerger une véritable approche systémique des systèmes complexes, en réponse à des perturbations au niveau des espèces, des écosystèmes et des activités humaine. Appliquée au domaine de l’environnement côtier, accessible à l’observation et à l’expérimentation et enjeu majeur du développement durable, cette démarche représente un saut qualitatif majeur dans nos façons d’aborder des problématiques environnementales.
De multiples réponses existent déjà, techniques ou institutionnelles, à la question de la gestion durable des environnements côtiers. Mais dans de nombreux cas la complexité des interactions entre processus naturels et sociaux fait que les réponses proposées ne règlent pas les problèmes de manière satisfaisante (dégradation de la qualité des eaux, appauvrissement des écosystèmes côtiers, surexploitation des ressources vivantes). Une plus forte intégration, à la fois des connaissances issues de la recherche et de leur mise à disposition dans les processus de concertation et de décision, est jugée indispensable pour un véritable saut qualitatif en matière de durabilité. L'originalité aussi porte sur le pilotage par les sciences sociales de cette double intégration à partir de la problématique de la gouvernance avec deux domaines d'application : la gestion intégrée des zones côtières et la gestion écosystémique des ressources vivantes exploitées. Il s'appuie sur le leardship des équipes en sciences sociales, en particulier la coordination du Programme Intégré européen
SPICOSA.